Danse orientale

Les différents styles

Raqs Sharqi se traduit de l’arabe par 'danse de l’est' ou 'danse de l’Orient'

Les voyageurs européens du siècle dernier, qui n’étaient pas habitués aux mouvements de hanches et de buste dans les danses de leurs pays, la dénommèrent «danse du ventre».
Dommage que ce terme irrespectueux soit encore utilisé de nos jours, alors que la Danse Orientale nécessite l’isolation et la maîtrise des mouvements de chaque partie du corps.
Alors que des formes variées de cette danse se pratiquent aujourd’hui dans les pays ou toutes ces anciennes civilisations ont existé, la seule chose certaine est qu’elle remonte à des temps très anciens :
Traditionnellement en Egypte il y avait 2 types de danseuses professionnelles :
Les Ghawazee et les Awalem.

Les premières sont des danseuses professionnelles appartenant habituellement à la famille de la tribu Nawar, Rom (gitans) qui voyagèrent du Proche Orient en Egypte via la Perse ; plus estimées dans le passé, les Awalem qui n’étaient pas gitanes, dansaient et chantaient, récitaient des poèmes et jouaient des instruments de musique. La plupart d’entre elles se produisaient exclusivement dans les Harems ; elles étaient fort éduquées et plus respectées que les Ghawazees ; les plus talentueuses d’entre elles se produisaient même dans les cours des dirigeants.

Dansée à travers les siècles par les femmes lors des fêtes de famille, quand nous parlons de Raqs Sharqi de nos jours, nous parlons en fait plus souvent de la danse présentée par les danseuses professionnelles des night-clubs du Moyen Orient.

Cette version professionnelle, plus artistique de la danse s’est développée au cours de années 1900, plus particulièrement en Egypte ;

En 1926, une femme d’origine libano-syrienne, Badia Masabny, ouvrit un night-club au Caire. Influencé par les cabarets européens, le Casino Opéra était un cabaret avec des divertissements orientaux ;
Farid El Atrache et Mohammed Abdel Wahab, deux célèbres chanteurs compositeurs qui ont profondément influencé la musique dans tout le monde arabe, ont fait leurs tous débuts au Casino Opéra.

Le Baladi

Le mot baladi vient de l'arabe et signifie "populaire" (la danse du peuple) mais aussi "mon pays" ou "du pays". Le baladi est la forme traditionnelle de la danse féminine en solo, il et à l'origine e la danse classique orientale.

Le baladi, d'origine paysanne, est une danse qui est devenue citadine, en même temps que la population, qui s'urbanise de plus en plus. Le baladi est dansé dès l'enfance. déjà dans le ventre de sa mère, le bébé entend cette muqique particulière, et les jeunes enfants imitent très vite les mouvements de danse, ayant le rythme dans le sang, ces mouvements sont spontanés, naturels et sincères....

La danse baladi est traditionnellemnt accompagnée de deux couples d'instruments : soit tabla et accordéon, soit tabla et mizmar.

Le baladi n'est pas un rythme, mais un style qui regroupe différents rythmes comme le malfouf, le saïdi, le maqsoum.

Une danseuse baladi digne de ce nom a besoin de beaucoup de fantaisie et d'imagination ; le baladi d'origine n'étant pas chorégraphiédu début à la fin, ilmontre plutôt des suites enchaînées de mouvements sous des formes différentes. En fait la danseuse baladi improvise.

Le baladi est lié à la terre, au sol, c'est pourquoi il est dansé pieds nus, à plat, rarement sur demi-pointe. Les bras ne dépassent pas le niveau de la tête, le bassin est au centre des mouvements, c'est un style avec beaucoup de mouvements coquets et de contact avec le public.

Il peut être dansé sans accessoire ou utiliser une melaya, une canne ou un chandelier.

En baladi la danseuse porte une galbiya (longue tunique)  afin d''accentuer le bassin elle noue une ceinture ou un foulard autour de ses hanches, elle porte souvent une coiffe. Aujourd'hui les robe baladi sont plutôt étroites et ressemblent à des robes du soireuropéennes dans un style glamour et paillettes, décolletées et fendues très haut.

Les thèmes principaux du baladi sont la peine, l'amour perdu, la nostalgie e la vie paysanne et ls problèmes de la vie citadine.

d'après Aladin El Kholy  : "la danse en egypte"

 Le Saïdi

Le Saïdi , musique du sud de l'Egypte aux rythmes lourds (référence à la terre) et aux mélodies lancinantes, est une danse rurale également, très terrienne comme beaucoup de danses folkloriques au vrai sens du terme. L'énergie est déployée vers l'extérieur par des mouvements du bassin puissants et précis. 

 

 

En construction.....

Dernière mise à jour de cette page le 05/09/2008